Dites-moi ce que vous pensez de ce début.
Hildegarde, le vieillard nommé Brady et Fablon sortirent ensemble du château puis dépassèrent les murailles de la citadelle, sous le regard curieux des sentinelles en faction. Le jeune garçon suivait ces deux inconnus, en se demandant qui ils pouvaient être, car ils avaient l'air mystérieux. Ils marchèrent jusqu'à la tombée de la nuit. Fablon s'arrêta alors et regarda en arrière. On ne voyait plus la ville et les tours du château se distinguaient à peine dans l'ombre grandissante. A ce moment, l'enfant sentit un effleurement. Il n'aurait su dire la nature de ce contact, mais ce n'était pas physique. C'était comme si quelqu'un avait tenté de lui parler ou de le toucher à l'aide de l'esprit. Il aurait voulu savoir ce que c'était, mais une force l'empêchait d'en parler. Il remarqua qu'il était en train de regarder ses pieds, quand la femme vint lui prendre le bras pour l'amener près du feu que venait d'allumer le vieil homme. Ils mangèrent de la viande séchée, prise dans les cuisines du château, et du pain encore assez frais. Pendant ce repas, les deux adultes parlaient de tout et de rien, en essayant d'inclure le jeune garçon dans leur conversation, mais celui-ci était trop fatigué pour suivre leurs paroles. Il s'endormit peu après avoir fini de manger, couché près du feu. Il s'éveilla un moment mais garda les yeux fermés. Pendant ce temps, la conversation continuait :
-Il faudrait quand même lui dire qui nous sommes, tu ne crois pas ? Disait la femme.
-Non, moins il en saura tant qu'il est faible, moins il pourra en dire s'il tombait entre leurs mains. Et s'il pose les bonnes questions alors on pourra lui répondre.
-Où allons-nous, maintenant que nous l'avons récupéré ?
-Il faut aller consulter Fridapi, et surtout garder le môme en vie, en bonne santé. Nous ne pouvons le cacher en attendant que son Destin s'accomplisse, car l'Ennemi l'a trouvé, vu ce que le baldurien nous a dit.
-Tu ne crois pas qu'il aurait pu nous avoir mentis ?
-Non, cela ne lui aurait servi à rien, il sait ce que nous pouvons faire. Nous allons donc...
Là-dessus, Fablon replongea dans le sommeil. L'aube pointait quand le vieux le réveilla en le secouant légèrement. Le fond de l'air était frais mais le soleil promettait encore une chaude journée. Ils prirent un petit déjeuner constitué uniquement de pain plus ou moins dur.
-Nous passerons en ville aujourd'hui, je pense, dit l'homme. Nous en profiterons pour faire quelques achats.
-J'aimerai aussi que nous achetions des habits plus corrects pour lui, ajouta Hildegarde en désignant Fablon du menton. Ceux-ci ne sont pas convenables, et commencent à être trop petits.
-Mais ils me vont bien, protesta le jeune enfant. Et je les aime.
-Je n'ai pas dit que tu devais les changer dès maintenant, mais il faudra y songer bientôt.
Et la discussion fut close. Les sentiers n'étaient pas mauvais, mais il était pénible pour Fablon de marcher sans s'arrêter pendant plusieurs heures car il n'y était pas habitué. Il n'osait pas adresser la parole aux deux personnes qu'il devait suivre, peut-être à cause de sa timidité face à de total inconnus, ou bien peut-être parce qu'il lui semblait que ces deux individus étaient beaucoup plus qu'ils ne voulaient le dire. Le contact qu'il avait senti la veille se faisait plus présent, et il pouvait à présent le sentir venir et s'en aller. La femme le regardait souvent, le surveillant ou simplement vérifiant qu'il arrivait à les suivre. Ils arrivèrent enfin à un groupe de maisons, serrés au fond d'une vallée. Le sentier devint une route pavée, qui entrait dans le village. Ils passèrent devant plusieurs maisons de paysans, puis arrivèrent devant une boutique avec, sur la vitrine, un dessin de pâtisseries, et, choses peu courantes pour le jeune garçon, des lettres.
-Qu'y a-t-il marqué sur la vitre ? Demanda-t-il.
-Comment ! S'exclama Hildegarde, tu ne sais pas lire !
A ce ton, Fablon se fit tout petit, car il ne comprenait pas pourquoi on le grondait. Seuls les grands Messieurs et les grandes Dames apprenaient les lettres, mais pas un petit apprenti qui devait succéder au maître d'écuries, après avoir été page.
-Bon, ce n'est rien, reprit la femme en radoucissant sa voix, ce n'est pas ta faute. Mais il faudra bien que tu apprennes un jour.
-Vous allez m'apprendre à lire les lettres !
-Et aussi à les écrire.
-C'est merveilleux, s'écria le garçonnet, je vais savoir lire et écrire.
-Oui, mais ce n'est pas notre affaire pour le moment, répondit sèchement Brady. Entrons.
Ils passèrent le seuil, et Fablon fit le tour du magasin en observant tous les étalages. Pendant ce temps, Hildegarde lui choisissait des habits, et l'homme à l'âge incertain prenait des provisions, tant solides que liquides. Puis, les achats finis, il les emmena dans une taverne.
-Je croyais t'avoir prévenu que je ne voulais pas que tu y mettes les pieds. Mais comme d'habitude, tu n'écoutes pas.
-Mais il fait chaud, gémit-il en faisant un clin d'½il à Fablon, et je suis sûr que notre jeune compagnon a le gosier sec.
Fablon, même s'il ne savait pas ce qu'était un gosier, hocha la tête car il avait très soif et il avait déduit que l'endroit où ils étaient pourrait lui fournir un remède à sa soif. Ils s'assirent à une des tables les plus proches de la porte, d'où soufflait un courant d'air frais. Là, Hildegarde demanda deux tasses de thé et l'homme commanda sous l'½il noir de sa fille une chope de bière, ainsi que trois portions du plat qui était servi ce jour-là.
-J'aimerais bien savoir qui vous êtes monsieur », demanda Fablon, car il avait décidé de poser cette question qui lui brûlait les lèvres et qu'il n'oserait peut-être pas poser plus tard. Les deux adultes le regardèrent avec étonnement, du fait que c'était la première fois qu'il posait une question depuis leur départ.
-Que veux-tu dire, mon garçon, demanda le vieux, je ne t'ai rien dit sur nous ?
-Si, répondit le jeune garçon, mais je ne pense pas que ce soit votre véritable identité, parce que vous me semblez trop mystérieux pour être de simples artistes. Et vous ne m'avez dit que des prénoms, rien d'autre.
-Tu es un garçon bien plus éveillé et intelligent que je ne le pensais, surtout pour un petit bonhomme de sept ans. Mais je te répondrai quand nous aurons repris la route, à l'abri des oreilles indiscrètes. Si comme je le pense les espions de l'ennemi ont remarqué que tu étais parti, s'ils savent qui tu es, alors ils seront bientôt partout. Mangeons, continua-t-il en voyant arriver les assiettes fumantes.
Le repas fut expédié assez rapidement, contrairement aux repas que prenaient Fablon à la forteresse, qui étaient suivis selon l'étiquette. Une fois les assiettes et les verres vides Brady paya, et le petit groupe sortit. Il faisait encore bon dehors, malgré le soleil déclinant, et le petit garçon fut surpris du temps qui, malgré un repas rapide, était vite passé. Le groupe se dirigea vers la sortie du village, dépassa les dernières chaumières puis s'enfonça dans les bois qui bordait le village. Là, l'air était frais, et Fablon se demandait pourquoi ils n'avaient pas dormi en ville. Quand il posa la question, la femme lui répondit qu'il fallait éviter de se faire remarquer, et puis que ça économisera ce que son père ne boirait pas. Ils marchèrent jusque tard dans la nuit.
-Pourquoi marche-t-on de nuit maintenant ? Demanda Fablon, ivre de fatigue.
-Nous nous reposerons plus tard, mais je voudrais bien avancer le plus possible afin d'être loin quand il fera jour, lui répondit le vieux.
-Pourquoi, tu es inquiet ? Lui demanda sa fille.
-Un peu, oui, j'ai vu des hommes assez louches, et bien que je ne sache s'ils sont ou non des espions, je préfère ne pas le leur demander et mettre beaucoup de lieux entre eux et nous. Tu n'es pas trop fatigué, dit-il en regardant le jeune garçon par-dessus l'épaule ?
-Non, ça ira, répondit-il courageusement car il voulait montrer qu'il était plus fort que le vieux ne pensait.
Et la marche continua. Ils s'arrêtèrent dans une petite clairière, et Fablon se laissa tomber contre un arbre, prêt à s'endormir. Mais le vieux n'était pas décidé à le laisser faire, puisque c'est lui qui reprit la conversation laissée à l'auberge.
-Alors comme ça tu te demandes qui nous sommes vraiment ?
-En gros, c'est ça oui. Quand vous avez dit vos noms l'autre jour, vous avez hésité, comme si vous cherchiez un prénom.
-Tu es un garçon perspicace, mais que penses-tu, puisque tu ne nous crois pas artistes ?
-Je pense...que ...
-Il ne voulait rien te dire, reprit la femme, mais je vais le faire pour lui. Tes parents sont morts, c'est vrai, mais ce que tu ne sais pas, c'est que ton père avait un frère, Radilon. C'était un des descendants de l'Élu, et donc un des gardiens de la Pomme d'Azur. Mais les voleurs du joyau l'ont tué, pour pouvoir s'en emparer car Radilon leur faisait obstacle. On ne sait toujours pas comment ils s'y sont pris pour la toucher, parce que tu sais que la Pomme d'Azur tue ceux qui essaient de la toucher avec des c½urs impurs, et qui ne sont pas des descendants de l'Élu. Une autre chose que nous ne comprenons pas, c'est pourquoi tes parents ont eux aussi été tués. Cela aurait pu aider les voleurs, ils auraient pu les utiliser pour voler le joyau, mais ils n'en ont rien fait. Je sais que ça fait mal d'entendre que ses parents ont été assassinés, surtout pour une cause stupide, et que leurs morts ont été inutiles. Mais je serai toujours là maintenant, finit-elle d'une voix douce, mais ses yeux lançaient des éclairs de haine.
-Tu n'aurais pas dû lui dire maintenant, fit l'homme d'un ton pas très agréable.
La femme lui lança un regard noir, puis elle porta son regard sur Fablon. Celui-ci, les larmes aux yeux, méditait silencieusement ce qu'on venait de lui dire. Mais la femme n'avait pas répondu à toutes ses questions :
-Alors qui êtes-vous ?
-Je suis Hildegardia, et voici mon père Uldir.
-Les Grands Sorciers ! S'écria le jeune garçon, stupéfait.
-Eh oui! répondit Uldir en souriant, les Grands Sorciers. Mais ne t'inquiète pas, je n'ai pas pour habitude, contrairement aux rumeurs, de changer n'importe qui en n'importe quoi.
-En plus d'être sorcier, nous sommes, comment dire, des parents éloignés, du coté de ton père. Lui, dit-elle en désignant son père, pourrait être ton grand-père, et moi ta tante, à un certain degré. Maintenant que tu as l'esprit plus tranquille, et avant de te poser d'autres questions, dors, sinon tu n'arriveras pas à te lever.
Là-dessus, elle lui donna sa couverture, son oreiller où il posa sa tête et il s'endormit comme une masse. Le lendemain matin, le temps était couvert et de gros nuages noirs envahissant le ciel.
-Ça ne me plait pas ce temps, déclara Uldir. La marche sera moins aisée.
-On peut passer la journée à l'abri des arbres, si tu veux, proposa sa fille.
-Surtout pas, ça nous retardera trop. Nous ne sommes pas en avance, et tu le sais mieux que quiconque, grommela le vieux.
-Si tu ne t'étais pas enivré comme tu l'as fait, je n'aurai pas insisté pour que tu reprennes tes esprits, et tu n'étais pas en état de reprendre la route.
-Oh! Ça va comme ça les leçons de morales. Nous marcherons jusqu'au prochain village où nous trouverons un ami.
-Il ne tiendrait pas une taverne par le plus grand hasard ? Lui demanda Hildegardia d'un ton aigre.
-Comment l'as-tu deviné ? Répondit l'autre, un grand sourire jusqu'aux oreilles.
La discussion en resta là, mais Hildegardia se rapprocha de Fablon pour entamer une autre discussion sur les différents travaux que le jeune garçon avait effectués lors de sa vie au château. Il raconta les jours d'hivers où il devait s'occuper du jardin d'Amara, et qu'une fois finie cette corvée, la jeune demoiselle lui donnait souvent un ordre des plus stupides, à faire dehors, évidemment. Il parvint même à dire ce qu'il pensait vraiment de cette petite fille, trop gâtée à son avis. Il commençait à apprécier cette longue marche, car il pouvait enfin se confier à quelqu'un qui ne lui disait pas que c'était mal de se plaindre. La pluie commença à tomber vers midi, alors qu'ils cherchaient un endroit pour manger, une petite pluie fine mais glacée.
-Je suppose que c'était inévitable, grommela Uldir.
-Cesse de ronchonner, le gourmanda sa fille, on va manger en vitesse sous ce bosquet là-bas, puis on se dépêchera d'aller à ce village dont tu as parlé tout à l'heure. Allons.
Il mangèrent de la viande séchée achetée à la ville précédente puis se remirent en marche rapidement. Tout en marchant, Fablon ressentit une drôle d'impression, un nouvel effleurement, mais un peu plus puissant que la fois précédente. Cette fois-ci, il regarda bien aux alentours, mais ne vit qu'un oiseau et un écureuil. Mais tout à coup, un homme encapuchonné passa en courant et en hurlant, le dérangeant dans ses réflexions.
-Ne t'inquiète pas petit, dit simplement le vieil homme, ce n'est que Krezzul. Il est sortit trop tôt de sa cachette, mais il nous rejoindra au crépuscule.
-Tu verras, c'est un homme tout à fait charmant, ajouta Hildegardia, un sourire aux lèvres.
Il sembla à Fablon qu'elle se remémorait des évènements passés, apparemment heureux. Le temps ne s'était pas amélioré, et il avait même tendance à empirer. En effet la petite pluie fine était passée à une averse drue, avec un accompagnement d'éclairs et de coups de tonnerre. Le chemin qu'ils prenaient commençait à s'élever en douceur, juste assez pour être légèrement plus fatigant. Fablon marchait tant bien que mal, sous la pluie glacée, trébuchant sur les nombreux trous formés à la suite de passages réguliers de chariots. Enfin, la nuit commença à tomber, vrai miracle pour le jeune garçon qui en avait vraiment marre de marcher. Ils s'arrêtèrent dans une dépression formée par le paysage. Pendant qu'ils mangeaient, la pluie cessa et les nuages furent repoussés par le léger vent qui venait de se lever. Le personnage encapuchonné arriva à ce moment.
-Pourquoi ne m'avez-vous pas prévenus qu'il faisait jour quand je vous ai dit que j'arrivais ? Demanda celui-ci d'un ton hargneux.
-Je ne pensais pas que c'était utile, répondit le vieil homme sans lever les yeux de son assiette ni s'interrompre de manger. On m'avait toujours dit que les vampires dormaient tout le jour pour ne s'éveiller qu'au soir.
Un vampire ! Pensa Fablon affolé. Il n'en avait jamais vu, mais il en avait entendu parlé : les vampires se nourrissaient du sang humain, pour les tuer et prendre leur âme.
-Ne t'inquiète pas chéri, le rassura Hildegarde, comme si elle savait les pensées de son jeune compagnon, il ne te fera aucun mal.
-Non, il ne t'en fera pas, renchérit Uldir, je te l'assure. Il est tout à fait inoffensif et dévoué à notre cause. Il se joint d'ailleurs à nous pour nous aider, comme le feront d'autres au cours du voyage. Bon, alors si votre mauvaise humeur est passée, pouvez-vous nous apprendre quelque chose ?
-Oui, mais est-ce bien prudent devant lui ? S'enquit-il en désignant Fablon du menton.
-Il est vrai que j'ai oublié de vous dire qui était notre jeune compagnon, s'exclama Hildegardia. Voici Fablon. Dis-moi Fablon, peux-tu aller me chercher du bois, s'il te plait ?
La question était naturelle, mais le jeune garçon savait parfaitement que si on lui demandait de s'éloigner, c'était pour parler de choses importantes, qui ne l'auraient peut être pas intéressé, mais une part de lui se demandait s'ils n'allaient pas parler de lui. Toutefois, comme c'était la première fois qu'on lui demandait gentiment, sans violence, pour faire quelque chose d'utile, il accepta. Il s'éloigna donc vers le bosquet d'arbres qui se trouvaient plus haut. Une fois suffisamment de bois ramassé, il entreprit de grimper pour voir si l'horizon offrait un paysage attrayant, car la nuit était claire grâce à une lune quasi pleine. Une fois arrivé en haut, il déposa son tas de branches, puis fit quelques pas pour explorer ce territoire inconnu et obscur. Soudain, un nuage passa, voilant la lune. Un nuage de poussière s'élevait au loin, et Fablon se demandait ce qui pouvait être à l'origine de ce nuage, et s'il devait avertir les autres. Enfin, après délibération de sa conscience, il prit le parti d'aller avertir Hildegardia à toute allure. Il ramassa le plus possible du tas de petit bois puis dévala la pente menant au bas du vallon, puis raconta tout à la femme.
-Doucement, dit-elle une fois que le jeune garçon eut fini, tu n'as pas vu ce qu'était ce nuage, des chevaux ou autre chose ?
-Non, répondit l'intéressé, je pensais que vous vouliez le voir par vous-même, j'aurais dû attendre ?
-Non, lui intervint Uldir, tu as très bien fait. Bon, dit-il en s'adressant au vampire, vous pourriez aller voir discrètement ?
-Si vous voulez, mais vous n'avez pas peur qu'ils me reconnaissent, s'il y a des Chaptars ?
-Non, je ne pense pas, lui répondit Hildegardia, il n'y a rien d'anormal, personne n'essaye de me contacter.
-Dites, Hildegardia, c'est quoi un Chaptar ? Demanda Fablon.
-C'est une créature possédant quelques pouvoirs magiques. Ils impressionnent les populations pour mieux s'en servir et les asservir, répondit Uldir.
Le vampire devint flou pendant qu'Uldir répondait à Fablon, puis le temps pour Fablon d'un battement de cils, fut une chauve-souris. Celle-ci s'envola puis disparut dans le ciel. Au bout de quelques minutes, elle réapparut, descendit puis se posa. L'animal se retransforma en vampire.
-Alors ? Demanda Uldir une fois que le vampire se soit retransformé.
-C'était un groupe de cavaliers, mais on dirait qu'ils ne voulaient plus vivre.
-Que leur avez-vous fait ? Questionna Hildegardia.
-J'avais une petite faim, mais c'est de leur faute si je les ai attaqués, ils me visaient avec des flèches.
Là-dessus, ils se mirent à plaisanter sur la stupidité des balduriens. Fablon, lui, préféra s'éloigner pour chercher un endroit où dormir. Il mit un moment avant de trouver coin confortable sur un tapis de mousse.